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 Publications  


 

Evaluation des risques de la pollution urbaine sur la santé : analyse des liens à court terme entre niveaux de pollution particulaire, et hospitalisations et visites médicales à domicile (2003-2006).

Septembre 2008, 83 pages

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Pollution atmosphérique de proximité liée au trafic : expositions et effets sanitaires.

Décembre 2009, 12 pages

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 Ressources 


 Institut de Veille Sanitaire

 Airparif

Pages de cette rubrique
Le programme Erpurs
Les principaux acquis
Les différentes études

Pollution de l’air extérieur et santé : le programme Erpurs

Contexte

Historiquement, au sein de l’ORS, les activités dans le domaine de la santé environnementale ont débuté en 1990 avec la mise en place du programme Erpurs (Evaluation des risques de la pollution urbaine sur la santé) suite aux épisodes importants de pollution durant l’hiver 1989 en Ile-de-France.

Objectif

Le programme Erpurs a pour objectifs de quantifier les liens à court terme pouvant exister entre les niveaux de pollution atmosphérique couramment rencontrés sur Paris et sa proche couronne et divers indicateurs de santé (mortalité, hospitalisations, visites médicales à domicile…).
Les travaux du programme Erpurs sont menés en étroite collaboration avec les fournisseurs de données (Airparif, AP-HP, SOS-Médecins…) et autres partenaires régionaux (LHVP, CIRE Ile-de-France) et nationaux (InVS), rassemblés au sein de son conseil scientifique.

Méthode

La quantification des risques à court terme s’effectue généralement au moyen d’analyses temporelles rétrospectives. Le principe consiste à relier les variations temporelles à court terme (d'un jour à l'autre) d'un indicateur de l'état de santé d'une population (mortalité, admissions hospitalières) à celles d'un indicateur d'exposition de cette population à la pollution atmosphérique (polluants mesurés) afin d’établir une relation exposition/risque. L'identification de ces relations nécessite la prise en compte de paramètres temporels et de cofacteurs intervenant dans la relation et pouvant biaiser les estimations : tendances à long et moyen termes des indicateurs sanitaires et environnementaux, paramètres météorologiques, épidémies saisonnières (grippe), périodes de pollinisation, etc.
Ces analyses portent sur des données recueillies au cours des quatre ou cinq années passées, les données sanitaires n’étant pas disponibles en temps réel. Il s’agit par ailleurs d’analyses écologiques, c’est-à-dire que l’exposition à la pollution atmosphérique, comme l’état sanitaire, ne sont pas mesurés au niveau individuel mais à l’échelle de la population. Ainsi, une zone d’étude, composée de Paris et des trois départements de la proche couronne : Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, a été définie. En superficie, celle-ci représente environ un quart de la superficie de l’agglomération et 6 % de la superficie de l’Île-de-France. Toutefois, près de 64 % de la population de l’agglomération et 56 % des Franciliens habitent à Paris et en proche couronne, ce qui, en 2006, représentait environ 6,5 millions d’habitants. La zone d’étude représente donc le cœur dense et urbanisé de l’Île-de-France avec une densité de 8 540 habitants au km2.
L’ORS s’est également intéressé aux méthodes en développement pour l’analyse des effets à court terme de la pollution atmosphérique telles que la méthode cas-croisé (Chardon et al., 2008).