Des revenus élevés mais très inégalement répartis en Ile-de-France
| Fig.1: Revenus moyen par unité de consommation en 2004 (en euros) | Fig. 2: Revenu fiscal par unité de consommation : 1er décile*, revenu médian et 9 ème décile**, en 2004 (en euros) | |
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* 1er décile : revenu en dessous duquel se situent 10% des revenus les plus faibles.
** 9ème décile : revenu au-dessus duquel se situent 10% des revenus les plus élevés.
Source : Insee.
Les statistiques fiscales montrent des différences entre les régions françaises en termes de revenu par unité de consommation. L’Ile-de-France se distingue par un revenu moyen nettement supérieur au reste de la France. Au sein des départements franciliens les disparités sont également fortes. Le revenu moyen est particulièrement élevé à Paris, dans les Hauts-de-Seine et dans les Yvelines alors que la Seine-Saint-Denis se situe en dessous de la moyenne nationale (fig.1).
On peut mesurer l’amplitude de ces inégalités en rapportant le 9ème décile (revenu au-dessus duquel se situent 10% des revenus les plus élevés) au 1er décile (revenu en dessous duquel se situent 10% des revenus les plus faibles). Ce rapport entre déciles extrêmes est d’autant plus élevé que les écarts entre les plus riches et les plus pauvres sont marqués dans une population.
En Ile-de-France, ce rapport atteint 7,2 alors qu’il n’est «que» de 5,5 en France. Ce rapport est particulièrement élevé à Paris (proche de 11) qui conjugue 9ème décile très élevé et 1er décile particulièrement bas (fig.2).
Dans la région, seuls les départements de la Seine-et-Marne, de l’Essonne et des Yvelines ont un rapport entre le 9ème et le 1er décile inférieur à celui de la France grâce à une valeur élevée de leur 1er décile.
| Unité de consommation (source : Insee) Système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage et permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. Avec cette pondération, le nombre de personnes est ramené à un nombre d'unités de consommation (UC). Pour comparer le niveau de vie des ménages, on ne peut s'en tenir à la consommation par personne. En effet, les besoins d'un ménage ne s'accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n'est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation (en particulier, les biens de consommation durables) par le nombre de personnes pour garder le même niveau de vie. Aussi, pour comparer les niveaux de vie de ménages de taille ou de composition différente, on utilise une mesure du revenu corrigé par unité de consommation à l'aide d'une échelle d'équivalence. L'échelle actuellement la plus utilisée (dite de l'OCDE) retient la pondération suivante : - 1 UC pour le premier adulte du ménage ; - 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; - 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. |



