Contact


   Philippe Pepin

 

 Publication


 Le suivi des indicateurs du Plan régional de santé publique 2006-2010 en Ile-de-France : édition actualisée et complétée. Décembre 2009

Télécharger ce rapport

 

 Ressource


INSEE : Institut national de la statistique et des études économiques

Pages de cette rubrique
Espérance de vie
Disparités régionales

  

Espérance de vie

L'Ile-de-France, une région où l'on vit le plus longtemps

En 2006, l'espérance de vie atteint 77,3 ans pour les hommes et 84,1 ans pour les femmes en France.

Evolution de l’espérance de vie à la naissance des hommes et des femmes de 1990 à 2006

Source : Insee.

L’effet canicule de 2003
Les courbes ci-dessus montrent une forte baisse de l’espérance de vie en 2003. Celle-ci s’explique par la mortalité anormalement élevée pendant la canicule du mois d’août de cette année-là. La baisse est particulièrement marquée en Ile-de-France, région qui a le plus souffert de la canicule.

Jusqu’aux années 1960, les progrès de l’espérance de vie s’expliquaient principalement par la baisse de la mortalité infantile, liée avant tout à la diminution des décès par maladies infectieuses. Depuis le début des années 1980, l’essentiel des gains est obtenu aux grands âges, notamment du fait de la réduction de la mortalité liée aux affections cardio-vasculaires.

La France se caractérise par d’importantes inégalités de mortalité entre les hommes et les femmes : l’espérance de vie des femmes est de près de sept ans supérieure à celle des hommes en 2006, ce qui situe l’espérance de vie actuelle des hommes au niveau de celle des femmes au début des années 1970. Une moindre résistance biologique, mais aussi une plus grande exposition aux facteurs de risques chez les hommes expliquent cet écart. Les différences de comportements à risques ont toutefois tendance à se réduire, les femmes adoptant certains de ceux autrefois réservés aux hommes tandis que ceux-ci commencent à les réduire (le tabagisme par exemple). D’où un début de réduction de l’écart d’espérance de vie entre sexes, qui dépassait huit ans au début des années 1990, et qui pourrait progressivement se rapprocher des cinq ans observés dans la plupart des pays occidentaux.

 

La France se caractérise également par d’importantes inégalités sociales devant la mort. Les études de l’Insee montrent, en effet, que les hommes cadres ou exerçant une profession libérale ont une espérance de vie à 35 ans supérieure de 6,5 ans à celle des ouvriers et de 4,5 ans supérieure à celle des employés. Chez les femmes, les inégalités vont dans le même sens mais sont plus réduites. Les inégalités sociales de mortalité ont légèrement progressé au cours des trente dernières années, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
La France se caractérise enfin par d’importantes disparités géographiques de mortalité qui se traduisent par une espérance de vie globalement plus élevée dans les régions situées au sud de la Loire. L’Ile-de-France, bien que située dans la partie nord du pays, bénéficie d’une espérance de vie supérieure à la moyenne nationale et cette situation tend à se confirmer depuis le milieu des années 1990. Ainsi en 2006, l’espérance de vie des hommes d’Ile-de-France (78,6 ans) est la plus élevée de toutes les régions de France et celle des femmes place l’Ile-de-France (84,7 ans) en 2ème position avec la région Pays de la Loire, après la région Rhône-Alpes.