Enquêtes

Auteurs : Dorothée GRANGE et Edouard CHATIGNOUX

 

La question du bruit est particulièrement sensible en Ile-de-France. En effet, l’Ile-de-France se caractérise par une forte urbanisation : concentration de l’habitat, forte densité d’infrastructures de transports (routier, ferroviaire et aérien) et de loisirs telles que salles de concert et discothèques. Les sources de bruit y sont donc multiples et du fait de l’étendue du tissu urbain, il est difficile de s’y soustraire. Or, il est reconnu que les expositions au bruit sont susceptibles d’entrainer des effets sanitaires, en premier lieu sur l’audition (acouphènes, surdité réversible ou définitive), mais aussi sur le sommeil ou le système cardio-vasculaire (1). Par ailleurs, le bruit, défini comme « un son ou ensemble de sons qui se produisent en dehors de toute harmonie régulière », est une notion subjective (2). Ainsi, à niveau sonore égal, le bruit ne sera pas perçu de la même façon d’une personne à l’autre. Il peut donc être une source importante de gênes qui vont altérer la qualité de vie et peuvent in fine détériorer la santé (anxiété, dépression, etc.). Le bruit apparaît ainsi comme une nuisance environnementale particulière, en ce sens que son impact sanitaire est le fruit à la fois d’une exposition objective à des sources de bruit et de la perception qu’ont les individus de ces expositions. Or, si quelques études sur les effets sanitaires du bruit, notamment celui provenant du transport aérien, ont été menées en Ile-de-France (3,4,5), peu d’éléments de réponse existent sur la perception qu’ont les Franciliens de cette nuisance environnementale, des craintes qu’ils forment à son égard, des effets sanitaires qu’ils lui attribuent. Cette connaissance est néanmoins importante pour améliorer les politiques publiques d’information et de prévention, et mieux cibler les actions visant à limiter les niveaux sonores. Ce travail, mené à partir des données du Baromètre Santé-Environnement 2007 de l’INPES (cf. encadré), avait pour objectif de mieux comprendre les perceptions des Franciliens à l’égard du bruit. Les principales caractéristiques des Franciliens ont été mises en évidence au travers des différentes thématiques de ce Baromètre relatives au bruit : la gêne liée au bruit ressentie au domicile, les expositions au bruit sur le lieu de travail et lors des loisirs, les perceptions des effets et des risques sanitaires liés au bruit, le sentiment d’information sur le bruit, ainsi que les attitudes à l’égard du bruit, à savoir les précautions prises et le contrôle de l’audition. Ce document résume les principaux résultats de l’étude complète, disponible sur le site internet de l’ORS
Mars 2009, 158 pages

 


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