Auteurs : Jean-Philippe Camard, Agnès Lefranc
Les informations sonores peuvent avoir différents caractères : certaines permettent la communication (conversations, signaux d'alerte…), d'autres correspondent à une activité de loisir (écoute de musique par exemple). Cependant, un son peut, lorsqu'il n'est pas désiré ou lorsqu'il dépasse un certain niveau, revêtir un caractère hostile et être qualifié de “bruit”. Les niveaux sonores, les fréquences et la durée des sons peuvent être aisément mesurés de façon objective. Leur caractère désagréable est par contre beaucoup plus difficile à objectiver car il dépend surtout de perceptions individuelles. En Île-de-France, la préoccupation au sujet du bruit et de son impact est très certainement amplifiée par la présence d'importantes infrastructures de transport, d'une forte urbanisation - au moins en zone centrale - et donc d'une population exposée très importante (90% de Franciliens sont des citadins). Ainsi, l’enquête Logement (IAURIF, Insee) réalisée en 2002 indique que durant la journée, près de 39 % des ménages franciliens perçoivent le bruit comme une nuisance. La nuit, plus de 24 % des personnes interrogées s'avèrent encore gênées. La circulation routière est la nuisance la plus fréquemment ressentie par les ménages franciliens : 26 % la trouvent gênante pendant la journée et 14 % la nuit. Ce document propose de présenter tout d'abord les connaissances issues de la littérature scientifique internationale concernant les effets sanitaires du bruit, avant de fournir quelques éléments permettant de caractériser l'exposition des Franciliens au bruit des transports. Enfin, les moyens de lutte contre les nuisances sonores, à différentes échelles territoriales, sont décrits.
Avril 2005, 8 pages


rapport de l'observatoire régional de santé d'Île-de-France Télécharger le document de synthèse