Auteurs : Christel Fourage, Catherine Vincelet, Geneviève Richard, Anne Thery, Myriam Dabbas, Edouard Chatignoux, Adrien Saunal, Isabelle Grémy

 

En ce XXIe siècle, la lutte contre l’obésité constitue l’un des principaux défis de santé publique. Il est aujourd’hui avéré qu’une obésité installée dans l’enfance risque de persister à l’adolescence puis à l’âge adulte entraînant de graves conséquences sur la santé en augmentant considérablement le risque des maladies chroniques associées et en diminuant l’espérance de vie1 . La prise en charge de l’obésité restant difficile, il est fondamental de prévenir dès le plus jeune âge la prise de poids excessive des enfants. Les déterminants de l’obésité sont multiples et leur interaction complexe. Au-delà de facteurs biologiques ou génétiques individuels que l’on ne peut négliger, l’obésité résulte avant tout d’un déséquilibre entre l’apport alimentaire et la dépense énergétique. Mais ce déséquilibre est fortement conditionné par l’environnement des individus, aussi bien à un stade précoce que tout au long de la vie2 . En France, la prévention de l’obésité par la nutrition fait l’objet d’une politique volontariste de santé publique depuis le lancement en 2001 puis le renouvellement en 2006, par le Ministère de la Santé, du Programme National Nutrition Santé (PNNS)3,4. L’un des objectifs du PNNS est d’interrompre l’augmentation de la prévalence de l’obésité chez l’enfant. En Ile-de-France, le Plan Régional de Santé Publique5 fait également de la lutte contre l’obésité une de ses priorités, tout comme la Ville de Paris, commanditaire de cette étude, ville active PNNS depuis novembre 2004 et en cours d’élaboration d’un programme Paris Santé Nutrition.

 

Janvier 2010, 20 pages

 


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