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Auteurs : Sabine Host , Edouard Chatignoux , Béatrice Bois de Fer, Benoît Chardon, Dominique Brun-Ney, Laure Beaujouan, Isabelle Grémy


Le programme Erpurs (Évaluation des risques de la pollution urbaine sur la santé) mené par l’Observatoire régional de santé d’Île-de-France a été mis en place suite aux épisodes de pollution atmosphérique survenus pendant l’hiver 1989 en Île-de-France. Parmi les objectifs de ce programme, figure la quantification des liens à court terme entre les niveaux de pollution atmosphérique couramment rencontrés dans la région et l’état de santé de la population. Dans ce but, des analyses écologiques temporelles rétrospectives sont mises en œuvre. Le principe de ces analyses est de relier les variations temporelles à court terme (d’un jour à l’autre) des indicateurs d’exposition à la pollution atmosphérique d’une population à celles d’un indicateur de l’état de santé de cette population. Les résultats obtenus au moyen de cette méthode ont permis de mettre en évidence l’existence de liens significatifs entre les niveaux de pollution atmosphérique et différents indicateurs de mortalité et de morbidité (hospitalisations, visites médicales à domicile) à Paris et en proche couronne [1-5]. L’indicateur sanitaire utilisé pour l’estimation des liens à court terme entre admissions hospitalières et pollution atmosphérique est construit à partir des données du Programme de médicalisation du système d’information (PMSI) de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), depuis la Estimation des hospitalisations en urgence pour mesurer les effets à court terme de la pollution atmosphérique : qualité des données issues du PMSI Observatoire régional de santé d'Île-de-France ORS Île-de-France généralisation de ce système en 1997. Or, le PMSI étant avant tout un système d’information à but médico-économique, il peut ne pas répondre pleinement aux besoins de l’épidémiologie. Notamment, les données issues du PMSI ne permettent pas de faire la distinction entre les admissions en urgence et les admissions programmées qui, a priori, n’ont aucun lien avec les effets à court terme de la pollution atmosphérique sur la santé. La question subsiste de savoir en quelle mesure les hospitalisations programmées affectent la qualité de cet indicateur pour l’estimation des risques. Profitant de la généralisation des systèmes d’information dans les services d’urgences des hôpitaux de l’AP-HP, trois nouveaux indicateurs comptabilisant uniquement des hospitalisations en urgence sont construits et comparés à l’indicateur sanitaire utilisé jusqu’à présent. Cette analyse, outre l’étude des variations temporelles de ces indicateurs sanitaires, vise à approcher la part réelle des hospitalisations en urgence au sein de l’indicateur classique et sa variabilité selon la pathologie, le moment de l’admission ou les caractéristiques du patient. Ce travail, basé essentiellement sur des analyses descriptives, constitue une première étape vers l’amélioration des indicateurs sanitaires de morbidité utilisés dans les études du programme Erpurs.
Mars 2008, 10 pages


rapport de l'observatoire régional de santé d'Île-de-FranceTélécharger le document de synthèse


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