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Auteurs : Sandrine Halfen, Isabelle Grémy et Élodie Aïna, 

 

 

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, et comme chaque année depuis 1999, l’Observatoire régional de santé (ORS) d’Ile-de-France réalise un état des lieux de l'épidémie de VIH/sida dans la région. Il nous a semblé intéressant que ce Bulletin soit consacré à la thématique du dépistage du VIH et des nouveaux enjeux face à l’épidémie. L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) a été associé à ce Bulletin pour présenter l’évolution de la communication nationale sur le dépistage du VIH au cours de ces deux dernières décennies. La première partie du Bulletin, présentant les données épidémiologiques régionales, montre la poursuite de l’évolution des caractéristiques des personnes touchées par le VIH, tant à travers les données des découvertes de séropositivité qu’à travers celles sur les patients suivis pour le VIH dans les COREVIH franciliens. Les données sur ces patients montrent les progrès thérapeutiques majeurs réalisés : en 2008, 81% des patients franciliens suivis pour le VIH et traités par combinaisons de traitements antirétroviraux depuis au moins six mois ont une charge virale indétectable (< 50 copies/mL) alors que cette proportion était de 69% deux ans auparavant. Or, cet aspect est déterminant puisqu’il permet d’améliorer l’espérance de vie des patients, mais aussi parce qu’il favorise un meilleur contrôle de l’épidémie. En effet, il est désormais établi la corrélation entre le niveau de virémie plasmatique et le risque de transmission. Le recours à des moyens biomédicaux (tels que les traitements et le dépistage) comme outils de prévention, en complément des moyens comportementaux (notamment l’usage du préservatif), constitue donc un des nouveaux enjeux face à l’épidémie. Le dépistage du VIH s’intègre pleinement dans ces moyens biomédicaux. Néanmoins, le nombre élevé et relativement constant de personnes découvrant chaque année leur séropositivité en France, la persistance dans le temps d’un retard au dépistage chez ces personnes, l’évolution des traitements et des connaissances concernant leur efficacité, tant à titre individuel que collectif, ont conduit à repenser la stratégie de dépistage du VIH en France, telle qu’elle avait été définie, en l’absence de traitements, au début de l’épidémie. La seconde partie du Bulletin de santé consacrée à la thématique présente, d’une part, les constats concernant le dépistage du VIH (l’activité de dépistage, les caractéristiques des personnes qui découvrent tardivement leur séropositivité, les comportements différenciés de recours à un test dans différentes populations), d’autre part, les nouveaux enjeux et recommandations des experts face au dépistage. Enfin, un texte rédigé par Élodie Aïna, chargée de mission communication sur le VIH/sida à l’INPES, retrace la stratégie et le contenu de la communication nationale sur le dépistage du VIH au cours de ces deux dernières décennies et les évolutions des messages dans les différentes populations cibles. 
Novembre 2010, 8 pages


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