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Mortalité Infantile
Mortalité infantile en Seine-St-Denis

La mortalité infantile

Évolution du taux de mortalité infantile de 1982 à 2006*

* Taux lissés sur trois ans exprimés en nombre annuel de décès pour 1 000 naissances vivantes (le taux 2006 correspond aux années 2005-2007).
Source : Insee. Exploitations Fnors et ORS Ile-de-France.

La première année de vie constitue une période de grande vulnérabilité vis-à-vis de la maladie et de la mort. C’est la raison pour laquelle la mortalité des enfants âgés de moins d’un an, ou mortalité infantile, est traditionnellement considérée comme un bon indicateur du niveau de développement sanitaire et social d’une population.
En 2006, en France métropolitaine, 2 906 enfants âgés de moins d’un an sont décédés. Le taux de mortalité infantile, obtenu en rapportant ces décès aux 797 000 naissances de l’année, s’élève à 3,6 décès pour 1 000 naissances vivantes. Le taux de mortalité infantile a beaucoup baissé en France : il était encore de l’ordre de 10 pour 1 000 (soit un décès pour 100 naissances) au début des années 1980.

Les causes de mortalité infantile les plus fréquentes sont les affections dont l’origine se situe dans la période périnatale (prématurité, hypotrophie…), qui représentent près de la moitié des décès, les anomalies congénitales (cardiopathies notamment) qui représentent 20% des décès et le syndrome de mort subite du nourrisson (près de 10% des décès). Un peu plus de 40% de ces décès surviennent lors de la première semaine de vie et 65% durant le premier mois. Cette répartition des décès pendant la première année a évolué dans le temps, en fonction des progrès médicaux et sociaux réalisés : les deux dernières décennies se caractérisent par une baisse sensible de la mortalité post-néonatale (mortalité après le premier mois de vie), qui s’explique en grande partie par la baisse des décès par mort subite du nourrisson. L’évolution récente de la mortalité néonatale, considérée comme un indicateur de la qualité des soins pendant les premiers jours de vie, est moins favorable mais l’augmentation du nombre d’accouchements «à risque» (mères âgées, grossesses multiples), nombreux en Ile-de-France, rend plus difficiles de nouveaux progrès en la matière.
Le taux de mortalité infantile francilien, qui a longtemps figuré parmi les plus bas de France, est aujourd’hui légèrement supérieur à la moyenne nationale. En 2006, la région a enregistré 182 758 naissances vivantes et 721 décès d’enfants âgés de moins d’un an. Le taux de mortalité infantile francilien atteint ainsi 3,9 décès pour 1 000 naissances vivantes, sensiblement supérieur au 3,6 observé en France métropolitaine cette année là. La sur-mortalité masculine s’observe dès la première année de la vie : le taux de mortalité infantile des garçons est de 4,5 décès pour 1 000 naissances en Ile-de-France (4,1 en France métropolitaine), celui des filles de 3,6 (3,1 en France).