La santé des jeunes
|
Si les jeunes sont, par rapport à d’autres catégories d’âge, globalement en bonne santé, un rapport du Haut comité de la santé publique, adressé à la Conférence nationale de santé de 1997 et au Parlement, avait mis en évidence une situation extrêmement défavorable de la santé des jeunes de 15 à 24 ans en France, avec une mortalité due aux accidents et aux suicides la plus importante d’Europe et une fréquence élevée de certains comportements, traduisant un mal-être profond: conduites violentes, violence subie, tentatives de suicide, consommation de substances licites (alcool, tabac) et illicites.
Les différentes études et principaux résultatsEn Ile-de-France, l’Observatoire régional de santé d’Ile-de-France, a développé des études sur les comportements de santé et conduites à risque des jeunes, tels que ceux-ci les perçoivent. Deux études ont été conduites en population générale : d’une part, une exploitation régionale du Baromètre CFES Santé Jeunes 97/98 avait permis de mettre en évidence des spécificités de la région francilienne, notamment la plus grande fréquence de certains comportements à risque en Ile-de-France, tels que la consommation régulière de cannabis ou la polyconsommation régulière d’alcool, tabac et cannabis, la violence agie ou subie ou bien les pensées suicidaires. En 2005, une exploitation régionale du Baromètre santé 2005 ne confirme pas cette surconsommation de cannabis en Ile-de-France ni la plus grande fréquence des conduites à risque, mais souligne la diminution de la consommation d’alcool et de tabac entre 1997 et 2005 ainsi que la forte association des conduites à risque entre elles, association témoignant d’une souffrance psychique qui n’est pas à négliger. Ce niveau important de souffrance psychique avait été mis en évidence dans une étude auprès des étudiants affiliés à la Smerep. Du fait de la situation contrastée de la région francilienne, d’autres travaux ont exploré un niveau infrarégional : une étude réalisée en Essonne et une autre sur l’ensemble des départements franciliens, cette dernière ayant constaté que certains départements avaient une situation moins favorable en matière de santé des jeunes, la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise et d’autre part, que si la mortalité des jeunes était en diminution en Ile-de-France chez les jeunes, elle restait cependant préoccupante.
Les principaux acquisL’ORS a ainsi acquis dans le domaine de la santé des jeunes une expertise et un savoir-faire, que ce soit dans l’identification des comportements de santé des jeunes et leurs évolutions, par le biais d’enquêtes en population générale ou auprès de certaines populations ainsi que la recherche d’indicateurs départementaux. |

