Contexte

L’impact sanitaire du bruit est la combinaison d’une exposition objective à des sources de bruit et de la perception qu’ont les individus de ces expositions. La perception, à niveau sonore égal, varie selon les individus et le contexte (fréquence du bruit, l’intensité, la durée, la soudaineté, etc.).
Depuis de nombreuses années, le bruit est une préoccupation importante pour les Français, qui le considèrent comme la première nuisance portant atteinte à leur qualité de vie. Toutefois, même si les nuisances sonores apparaissent comme une pollution du quotidien pour beaucoup, les individus s’inquiètent peu des effets sur leur santé.
Les expositions au bruit peuvent entraîner des effets sanitaires défavorables dont les plus caractéristiques sont les lésions de l’appareil auditif (sifflements, acouphènes, surdité réversible ou définitive). En France, cinq millions de personnes sont concernées par une déficience auditive dont deux millions sont âgées de moins de 55 ans.
La gêne occasionnée par le bruit est également susceptible d’avoir des répercussions sanitaires indirectes ou plus subjectives notamment sur le sommeil, le système cardio-vasculaire ou la santé mentale (anxiété, dépression).
Les sources de bruit sont très diversifiées : voisinage, transports, utilisation de différentes machines (engins de chantier, bricolage…) ou encore écoute de musique amplifiée (baladeurs, concerts, discothèques…).
La forte urbanisation caractérisant l’Ile-de-France, notamment dans le centre de la région, contribue à l’amplification des nuisances sonores : concentration de l’habitat, importantes infrastructures de transports (réseau ferré, routier et aérien). Depuis peu, l’Ile-de-France dispose d’un réseau de mesure du bruit qui permettra à terme de mieux connaître l’exposition des personnes au bruit environnemental.