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Informations complémentaires
Présentation
des dispositifs :
Une politique commune de prévention pour les drogues,
l'alcool et le tabac
La MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue
et la toxicomanie) met en oeuvre les décisions du comité
interministériel de lutte contre la drogue et les dépendances.
De plus, elle anime et coordonne les actions des autres partenaires
publics et privés. Au niveau local, son action est relayée
par les chefs de projet désignés par les préfets
et les chargés de mission sida-toxicomanie dans les DDASS
(Directions départementales des affaires sanitaires et sociales).
Le plan triennal de la M.I.L.D.T. prévoit d'élargir
la prévention et de réorienter le dispositif de soins
vers une prise en charge plus précoce des personnes dépendantes
à de multiples produits en favorisant la formation des acteurs.
Structures
de prévention des dépendances :
Les points écoute sont tournés vers la prévention
des conduites à risques et des pratiques addictives. Déclinés
selon le public accueilli, on distingue : les points écoute
jeunes, les points écoute parents, et les points écoute
jeunes et parents. Ces structures sont recensées dans ce
guide.
Les centres d'information ressources sur la drogue et les dépendances
(CIRDD) se développent progressivement. Créés
dans le cadre du plan triennal, ils servent d'appui technique aux
chefs de projet et aux acteurs locaux. Dans ce guide, ils sont notés
en première page du département.
Les centres de formation spécialisée ont une compétence
régionale. Ils organisent des stages de formation destinés
à tous les professionnels concernés par le travail
sur les conduites addictives.
Dispositif de soins en toxicomanie
:
Dans ce guide sont recensés les:
Centres
de soins spécialisés pour toxicomanes en ambulatoire
(CSST) :
Ces structures ont plusieurs missions possibles : la prise en charge
médico-psychologique, la prise en charge socio-éducative
du toxicomane, comprenant l'aide à la réinsertion,
l'accueil, l'orientation et l'information des usagers de drogues
et de leur famille, le sevrage et l'accompagnement qu'il nécessite
ou le soutien à l'entourage. Pour les toxicomanes dépendants
majeurs et avérés aux opiacés, ces centres
ont la possibilité de mettre en place un suivi par substitution
en délivrant de la méthadone et de la buprénorphine
fortement dosée.
Centres
de soins spécialisés pour toxicomanes avec hébergement
collectif (CSSTH) :
Ce sont des lieux de vie accueillant des personnes
sevrées ou sous traitement de substitution pour une période
de trois mois à un an maximum. Le séjour doit permettre,
pour un groupe de 8 à 15 personnes, la consolidation de la
rupture avec l'usage de produits, la restauration de l'équilibre
personnel et l'insertion professionnelle des résidents.
Centres
de soins spécialisés pour toxicomanes en milieu pénitentiaire
:
Ces centres coordonnent les actions de prévention
et de soins, notamment les traitements de substitution, en faveur
des usagers de drogues détenus et préparent leur sortie
en liaison avec des institutions extérieures.
Hébergements
d'urgence ou de transition :
Ils accueillent des toxicomanes non encore sevrés
dans des cas très particuliers : attente de place en sevrage,
sortie de période de postcure…
Réseaux
d'appartements thérapeutiques relais :
Ils permettent aux toxicomanes sevrés ou
sous traitement de substitution d'acquérir une plus grande
autonomie tant sur le plan sanitaire que social.
Réseaux
de famille d'accueil :
Ils s'adressent à des toxicomanes qui, à
la suite d'un sevrage physique, éprouvent le besoin d'une
séparation avec leur environnement habituel.
Unités
d'hospitalisations spécifiques pour toxicomanes :
Elles sont situées à l'intérieur
de l'hôpital et assurent une prise en charge globale des usagers.
Elles disposent notamment de lits de sevrage.
Les
équipes de coordination et d'intervention auprès des
malades usagers de drogues (ECIMUD), aident les
équipes soignantes dans la prise en charge des patients toxicomanes
hospitalisés.
D'autres acteurs interviennent dans le domaine de la toxicomanie
: notamment les médecins libéraux qui suivent des
patients sous traitement de substitution, ainsi que des pharmaciens
impliqués dans le dispositif de la réduction des risques.
Dispositif de réduction des
risques :
La politique de réduction des risques a pour but de faciliter
l'accès des usagers de drogues par voie intraveineuse à
l'ensemble du matériel d'injection stérile afin de
limiter les risques infectieux et de favoriser la diffusion de conseils
de prévention en proposant des structures d'accueil propres
à cette population.
Le dispositif de réduction des risques repose sur :
la
mise en place de programmes d'échanges de seringues (fixe
ou mobile),
l'implantation
d'automates de distribution et/ou d'échangeurs de seringues,
l'ouverture
de lieux d'accueil de proximité (boutiques),
la
mise sur le marché de trousses de prévention pour
les usagers de drogues par voie intraveineuse.
Dans ce guide sont recensées les boutiques et les adresses
des distributeurs et des récupérateurs de seringues
dans les communes. Les boutiques sont des dispensaires de vie permettant
le contact avec les personnes toxicomanes les plus marginalisées
ne fréquentant pas le dispositif spécialisé
et qui, du fait de leurs conditions sociales précaires, ont
le plus de difficultés à prendre soin de leur santé.
Ce sont des lieux ouverts (petites restaurations, petits soins
infirmiers, douches, laveries), où peut s'établir
un premier dialogue, amorce possible d'une démarche de soins.
Dispositif spécifique relatif
à l'alcoologie :
Les Comités Départementaux
de Prévention de l'Alcoolisme (CDPA) sont
spécifiquement chargés du volet de la prévention
de l'alcoolisme. Leur présence doit servir de point d'appui
spécialisé à tous ceux qui souhaitent s'impliquer
dans cette mission.
Les centres de cure ambulatoire
en alcoologie (CCAA) sont reconnus comme institution
médico-sociale et sont financés par l'Assurance Maladie.
Ils remplacent les anciens centres d'hygiène alimentaire
et d'alcoologie (CHAA). Les CCAA peuvent être spécialisés
dans la prévention, dans le soin ou les deux types de prise
en charge. Les soins qui y sont dispensés sont gratuits.
Il existe 39 CCAA en Ile-de-France.
Les centres de postcure en alcoologie
sont complémentaires au sevrage ambulatoire ou hospitalier.
Le séjour prépare au retour dans la vie quotidienne,
sur une période de trois mois. Il existe deux centres de
ce type en Ile-de-France.
Les consultations d'alcoologie
sont situées dans des services hospitaliers. Elles permettent
une prise en charge sanitaire du sevrage et des problèmes
de santé liés à l'alcool.
D'autres acteurs interviennent dans la prise en charge de l'alcoolisme
comme les organismes d'éducation à la santé
ou les associations d'anciens malades qui permettent un soutien
après le sevrage.
Dispositif spécifique relatif
à la tabacologie :
La politique de lutte contre le tabagisme comporte un dispositif
législatif réglementaire concernant la production
et le commerce du tabac, une action sur les prix, sur la publicité
et la protection des non fumeurs dans les lieux publics.
Le comité français
d'éducation pour la santé et les comités départementaux
d'éducation pour la santé sont des
lieux ressources qui réalisent des actions de prévention.
Les mesures d'aide au sevrage tabagique ont permis la mise en vente
libre dans les pharmacies d'une gamme de substituts nicotiniques.
Pour les personnes en situation de précarité, ces
médicaments sont bientôt gratuits dans les centres
de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA).
Les consultations de tabacologie
se sont ouvertes, le plus souvent, dans les services de pneumologie
et les structures de soins communautaires. Elles sont destinées
aux personnes ayant des difficultés à arrêter
de consommer du tabac. Les consultations sélectionnées
proposent souvent un soutien au sevrage tabagique avec des substituts
nicotiniques, des psychothérapies, de la dynamique de groupe,
parfois des antidépresseurs, des conseils de diététique.
Ces consultations sont toutes proposées sur rendez-vous.
Dans les hôpitaux, les unités
de coordination tabacologiques (UCT) prennent en
charge les patients hospitalisés pour la substitution et
le sevrage tabagique. Ces unités se mettent en place progressivement.
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