Besoins de santé des Franciliens

Etat des lieux et perspectives

22 janvier 2026

En soutien aux politiques régionales de santé et d’organisation des soins, cette publication apporte un éclairage sur les problématiques de santé des Franciliens - les problèmes majeurs, les tendances en cours, les inégalités sociales et territoriales à l’œuvre, les difficultés d’accès aux soins - comme une étape clé à l’énonciation des besoins de santé en Île-de-France et à la planification de l’offre de soins sur le territoire.

Parmi les éléments essentiels :

  • Besoins de soins ou de santé, besoins ressentis, diagnostiqués ou pris en charge, besoins normatifs ou comparatifs, besoins essentiels ou de confort, la définition des besoins de santé est complexe et procède d’une construction politique, passant par l’identification préalable des problématiques sanitaires sur le territoire ;
  • L’accroissement et le vieillissement de la population francilienne laissent entrevoir une augmentation exponentielle de la demande de soins dans les années à venir (entre +1,3 et +2,4 millions de consultations annuelles supplémentaires à prévoir en médecine générale en 2035 par rapport à 2022), et ce, sans tenir compte du poids croissant des maladies chroniques ;
  • L’état de santé de la population francilienne, plutôt favorable, présente cependant des tendances préoccupantes en santé maternelle et infantile, chez les jeunes (asthme, dépression), pour certaines pathologies (diabète, VIH, certains cancers comme le pancréas ou le poumon chez les Franciliennes) … ;
  • À cela, s’ajoute la part silencieuse des besoins, celle du renoncement aux soins (un tiers des Franciliens potentiellement concernés) et du non-recours, particulièrement saillant dans le domaine de la prévention et de la santé mentale (50 % à 70 % des Franciliens ne participent pas aux programmes de dépistage des cancers) ;
  • Des difficultés spécifiques d’accès aux soins sont aussi constatées pour motifs financiers, dans la prise en charge hospitalière des maladies mentales et plus encore dans l’accès à un médecin traitant (19 % de la population adulte est sans médecin traitant, contre 13 % en moyenne nationale), en lien avec la pénurie de médecins généralistes observée dans la région ;
  • L’Île-de-France est une région particulièrement exposée aux inégalités sociales de santé (mortalité infantile, mortalité prématurée, prévalence des maladies chroniques, …), ancrées spatialement, et qui appellent à une réponse graduée, adaptée aux besoins propres à chacun des territoires ;
  • Ces constats demandent à être partagés et discutés collectivement pour arbitrer des priorités collectives et construire une politique de santé répondant aux besoins des populations.

Cette étude est reliée aux catégories suivantes :
Offre de soins | Recours aux soins